CR 5eme réunion de négociation du PDV 2014

Publié le par unsa ibm

 

En introduction l’UNSA indique qu’elle considère que les conditions de départ du projet  PDV 2014 sont les mêmes que l’année dernière, est qu’elle s’attache aujourd’hui à négocier des mesures pour ceux qui restent, mesures qui pourraient être appliquées à partir du second semestre.

 

L’UNSA demande de décaler d’au moins 8 jours les remises des rapports d’expertise aux Comités d'Hygienne de Sécurité et des Conditions de Travail (donc au plus tôt le 28/02/2014), les délais actuels étant trop courts pour faire un travail sérieux. L’UNSA demande de même que ces expertises soient prolongées par l’inventaire prévu dans l’Accord National Interprofessionnel de juin 2013 sur la qualité au travail, inventaire à faire dans le prolongement du travail des experts sollicités par les CHSCT.

 

Demande acceptée par la direction.

 

L’UNSA a demandé que, sur le tableau des indemnités de départ à la retraite, celles-ci ne puissent être inférieures à la Convention Collective (cas de personnes de plus de 65 ans)

 

Demande acceptée par la direction.

 

Concernant la demande d’un véritable plan salaire en 2014, rendez vous à la réunion de négociation salariale du 17 février, mais il ne faut pas trop rêver.
La « boîte à outils syndicale » ne comprend pas que de la négociation, affaire à suivre ….

 

Concernant la neutralisation des notes «3 et 4 » en 2014, l’UNSA a obtenu un « silence pudique » sur ce point.

 

Concernant les demandes UNSA d’engagement de négociation sur la Qualité de Vie au Travail.

La direction indique qu’elle inclut dans le projet d’accord les points suivants sur les nouvelles dispositions concernant la Qualité de Vie au travail :

  • L’établissement d’un état des lieux, par la réalisation d’une expertise indépendante dès le mois d’avril portant sur les impacts et conséquences nationales du PSE 2013 et du PDV 2014, en prolongement de l’expertise en cours mandatée par les CHSCT dans le cadre du PDV 2014.
  • Un travail de fond sur le Comportement et savoirs-faire des managers (Charte du manager)
  • Le Collectif de travail (« remote management », travailleur isolé, travail à distance, accueil des salariés intégrés, etc.)
  • L’accompagnement du changement et de la transformation des grands projets de transformation
  • L’équilibre vie professionnelle / vie privée, et son articulation avec la charge de travail, et la systématisation des groupes de dialogues et d’expression des salariés (D2E).

 

Concernant la prise en compte de la  formation dans la GPEC (gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences)

La direction s’engage à négocier la définition et les moyens spécifiques de formation nécessaires pour anticiper et accompagner ces évolutions en sus des efforts de formation réalisées par les lignes business.

 

Concernant l’engagement chiffré d’embauche de jeunes

La direction intégrera l’engagement d’IBM France de compenser a minima chaque départ à l‘initiative du salarié (démission), jusqu’au 31 décembre 2014, par une embauche en contrat à durée indéterminée, et au sein de la Compagnie IBM France. Ces recrutements porteront majoritairement sur des jeunes, et permettront une entrée progressive et étalée jusqu’au 31 mars 2015, certaines de ces embauches pouvant intervenir dès la fin du premier trimestre 2014, en anticipation des besoins des lignes de business sur les secteurs d’activité en croissance, et des départs constatés.

 

L’UNSA demande de programmer une dernière réunion de négociation avec au préalable un projet d’accord abouti.

 

Demande accordée, prochaine réunion de négociation le 19 février.

 

Le calendrier reste le suivant :

Possibilité d’avoir des entretiens d’information pour les salariés concernés à partir du 5 février.
Période d’adhésion pour les candidats 2013 du 20 au 23 mars
Période d’entretien EMC et adhésion pour les nouveaux candidats du 20 au 29 mars.

Information sur l’acceptation ou non des dossiers, production des conventions de rupture à partir du 1er avril.
Départs échelonnés entre le 15 avril et le 30 juin.


Si vous êtes candidats aux mesures d’âges du PDV, même si vous avez monté votre dossier en 2013, il vous faut redemander au plus vite un relevé de fin de carrière à la CNAV, celui-ci peut être modifié, la loi a amélioré le calcul des trimestres à prendre en compte pour les carrières longues (maternité chômage).

 

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Lecture 21/02/2014 12:20

Un petit extrait -hélas d'actualité- de 1984 écrit George Orwell en 1948.

Disponible intégratlement et légalement en pdf :
http://www.ebooksgratuits.com/pdf/orwell_1984.pdf

Le début du chapitre 7 :

S’il y a un espoir, écrivait Winston, il réside chez les prolétaires.
S’il y avait un espoir, il devait en effet se trouver chez les prolétaires car là seulement, dans ces fourmillantes masses dédaignées, quatre-vingt-cinq pour cent de la population de l’Océania,
pourrait naître la force qui détruirait le Parti. Le Parti ne pouvait être renversé de l’intérieur. Ses ennemis, s’il en avait, ne possédaient aucun moyen de se grouper ou même de se reconnaître
les uns les autres. Si même la légendaire Fraternité existait, ce qui était possible, il était inconcevable que ses membres puissent se rassembler en nombre supérieur à deux ou trois. La rébellion,
chez eux, c’était un regard des yeux, une inflexion de voix, au plus, un mot chuchoté à l’occasion. Mais les prolétaires n’auraient pas besoin de conspirer, si seulement ils pouvaient, d’une façon
ou d’une autre, prendre conscience de leur propre force. Ils n’avaient qu’à se dresser et se secouer comme un cheval qui s’ébroue pour chasser les mouches. S’ils le voulaient, ils pouvaient dès le
lendemain souffler sur le Parti et le mettre en pièces. Sûrement, tôt ou tard, il leur viendrait à l’idée de le faire ? Et pourtant !
Il se souvint qu’une fois, alors qu’il descendait une rue bondée de gens, une effrayante clameur d’une centaine de voix, des voix de femmes, avait éclaté un peu plus loin, dans une rue
transversale. C’était un formidable cri de colère et de désespoir, un « Oh-o-o-oh ! » profond et retentissant dont l’écho se prolongeait comme le son d’une cloche. Son coeur avait bondi. « On a
commencé avait-il pensé. Une émeute ! À la fin, les prolétaires brisent leurs chaînes. »

Quand il arriva à l’endroit du vacarme, ce fut pour voir une cohue de deux ou trois cents femmes pressées autour des étals d’un marché en plein air. Elles avaient des visages aussi tragiques que si
elles avaient été les passagers condamnés d’un bateau en train de sombrer. Mais à ce moment, le désespoir général se brisa en une multitude de querelles individuelles. Il apparut qu’à un des étals
on vendait des casseroles de fer-blanc. C’était une camelote misérable, mais les ustensiles de cuisine étaient toujours difficiles à obtenir. Le stock s’était brusquement épuisé. Les femmes qui
avaient réussi à en avoir, poussées et bousculées par les autres, essayaient de se retirer avec leurs casseroles, tandis que des douzaines d’autres criaient autour de l’étal, accusaient le vendeur
de favoritisme et prétendaient qu’il avait des casseroles en réserve quelque part.
Il y eut une nouvelle explosion de glapissements. Deux femmes énormes, dont l’une avait les cheveux défaits, s’étaient emparées de la même casserole et essayaient de se l’arracher l’une l’autre des
mains. Elles tirèrent violemment toutes deux un moment, puis le manche se détacha : Winston les regarda avec dégoût.
Pourtant, quelle puissance presque effrayante avait un moment sonné dans ce cri jailli de quelques centaines de gosiers seulement. Comment se faisait-il qu’ils ne pouvaient jamais crier ainsi pour
des raisons importantes ? Winston écrivit :
Ils ne se révolteront que lorsqu’ils seront devenus conscients et ils ne pourront devenir conscients qu’après s’être révoltés.

.../...

On n’essayait pourtant pas de les endoctriner avec l’idéologie du Parti. Il n’était pas désirable que les prolétaires puissent avoir des sentiments politiques profonds. Tout ce qu’on leur
demandait, c’était un patriotisme primitif auquel on pouvait faire appel chaque fois qu’il était nécessaire de leur faire accepter plus d’heures de travail ou des rations plus réduites. Ainsi, même
quand ils se fâchaient, comme ils le faisaient parfois, leur mécontentement ne menait nulle part car il n’était pas soutenu par des idées générales. Ils ne pouvaient le concentrer que sur des
griefs personnels et sans importance. Les maux plus grands échappaient invariablement à leur attention. La plupart des prolétaires n’avaient même pas de télécrans chez eux. La police civile
elle-même se mêlait très peu de leurs affaires. La criminalité, à Londres, était considérable. Il y avait tout un État dans l’État, fait de voleurs, de bandits, de prostituées, de marchands de
drogue, de hors-la-loi de toutes sortes. Mais comme cela se passait entre prolétaires, cela n’avait aucune importance. Pour toutes les questions de morale, on leur permettait de suivre leur code
ancestral. Le puritanisme sexuel du Parti ne leur était pas imposé. L’inversion sexuelle n’était pas punie, le divorce était autorisé. Entre parenthèses, la dévotion religieuse elle-même aurait été
autorisée si les prolétaires avaient manifesté par le moindre signe qu’ils la désiraient ou en avaient besoin. Ils étaient au-dessous de toute suspicion. Comme l’exprimait le slogan du Parti : «
Les prolétaires et les animaux sont libres. »

jovy 19/02/2014 09:50

Bonjour,
Je lis : "la loi a amélioré le calcul des trimestres à prendre en compte pour les carrières longues ". Quelles sont ces améliorations ?

unsa ibm 19/02/2014 12:08



pour les connaitre :


http://www.social-sante.gouv.fr/reforme-des-retraites,2780/une-reforme-qui-garantit-notre,2788/ce-que-ca-change-pour-vous,2856/



flexisécurité 14/02/2014 10:55

En Inde la direction d'IBM s'exprime librement pour faire partir les salariés :

http://wraltechwire.com/ibm-layoffs-strike-first-in-india-workers-describe-cuts-as-slaughter-and-massive-/13379415/

Vu l'évolution du droit français, ça risque de nous arriver aussi prochainement.